4/ GLOBALISATION ET RACISME

Dans cet article, je vais tenter de vous exposer mon point de vue sur des sujets qui, la plupart du temps, ne font que diviser les gens et notre société.

Je commencerai par constater que la mondialisation est un processus objectif, qui ne peut être arrêté. Son ampleur découle directement du progrès technologique de l'humanité. Je comprends qu'à l'heure actuelle, on peut observer, dans la mondialisation, des problèmes liés à la redistribution des ressources au sein de la société ; il faut cependant prendre conscience que ces problèmes découlent avant tout d'un niveau de conscience insuffisant chez les individus.

D'un point de vue économique, une décentralisation totale de l'industrie ne nous permettra pas d'atteindre une production efficace. Il n'est pas possible que chaque pays, chaque région du monde produise absolument tout et s'assure ainsi une pleine autosuffisance. Dans une humanité en croissance constante, la spécialisation industrielle est importante, tout comme l'est notre propre spécialisation personnelle. Tant que nous travaillons avec les ressources limitées de la planète, une régulation raisonnable de leur consommation reste une priorité. Notre malaise provient précisément d'une prise de conscience insuffisante du fait que nous formons, ensemble, un tout unique : l'humanité. Si nous coopérions davantage les uns avec les autres, la manière dont les ressources sont redistribuées pourrait elle aussi évoluer vers un mieux.

Du point de vue de la coopération internationale, la mondialisation est également un processus objectif, déterminé par la maturité technologique. Comment, en effet, pourrions-nous empêcher le mouvement naturel des populations sur la planète, depuis, par exemple, l'apparition du transport aérien ? Il est naturel qu'avec le temps, les gens soient contraints de coopérer de plus en plus au niveau international. C'est pourquoi il est important d'apprendre la tolérance et de ne pas craindre de réfléchir à des sujets qui sont, à l'heure actuelle, sensibles.

L'un de ces sujets est la question de l'identité culturelle et nationale. Les différents peuples et cultures possèdent leurs propres caractéristiques distinctives, leurs traditions et leurs façons de penser, façonnées par l'histoire, la langue, la géographie et des expériences communes. Cette diversité a de la valeur — les différentes cultures ont offert à l'humanité de grandes découvertes, des arts, des philosophies et des technologies variées, et c'est souvent précisément de la rencontre et de la coopération entre traditions différentes que naissent les résultats les plus intéressants. Il n'est pas nécessaire d'avoir peur de parler de ce qui rend chaque culture et chaque peuple singuliers — l'important est de le faire sans en conclure que certains groupes de personnes seraient, dans leur ensemble, « meilleurs » ou « pires », car au sein de chaque peuple, de chaque culture, on trouve des individus couvrant tout l'éventail des capacités et des qualités humaines.

À notre époque, les êtres humains sont répartis en unités plus petites, des États, parlant de nombreuses langues. Cela complique parfois la coopération mondiale et pousse les gens à rechercher des moyens de communication universels, communs et aussi simples que possible. Il y eut des époques où l'on cherchait délibérément à diviser les gens par des frontières et des rivalités artificiellement créées. Aujourd'hui, le moment est venu de comprendre l'importance de la coopération internationale et l'absurdité qu'il y a à diviser inutilement les gens sur la seule base de leur origine.

Je crois que viendra un temps où les gens commenceront à se rapprocher davantage, où ils apprendront à valoriser la diversité de leurs cultures comme une richesse commune, et où, finalement, ils useront de plus en plus d'un seul et même terme commun : l'humanité.

Juraj Tušš